"Lisez cette œuvre et faites-la lire"
Jésus (Chapitre 38, Volume 10 ) à propos de
l’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

L'Évangile de la Messe Paul VI
et l’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta.
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Dimanche 3 mars 2019, Huitième dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,39-45.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Correspondance dans "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta
  • Traduction de 2017 : Tome 5, Ch 301, p 47
  • Ancienne traduction :  Tome 4, Ch 167, p 521      (CD 4 )
Jésus ne revient plus qu'à Endor. Il s'arrête à la première maison du pays qui est plus un bercail qu'une maison. Mais justement parce qu'elle est telle avec ses étables basses, fermées, pleines de foin, elle peut mettre à l'abri les treize voyageurs. Le maître de maison, un homme rude mais bon, se hâte d'apporter une lampe et un seau de lait écumeux en plus des miches de pain très noir. Puis il se retire, béni par Jésus qui reste seul avec ses douze.
Jésus offre et distribue le pain et, faute d'écuelles ou de coupes, chacun trempe son morceau de pain dans le seau et quand il a soif, y boit à même. Jésus se contente de boire un peu de lait. Il est sérieux, silencieux… Tellement, qu'une fois le repas terminé et apaisée la faim chez les apôtres qui ont toujours bon appétit, ils finissent par remarquer son mutisme.
André est le premier à Lui demander: “Qu'as-tu Maître? Tu me sembles triste ou fatigué…”
“Je ne nie pas que je le suis.”
“Pourquoi? A cause de ces pharisiens? Mais maintenant tu devrais en avoir pris l'habitude… Je m'y suis presque fait moi qui… allons! Tu sais comment j'étais les premières fois avec eux. Ils chantent toujours cette chanson!… Les serpents, en effet, ne peuvent que siffler et jamais aucun d'eux ne réussira à reproduire le chant du rossignol. On finit par ne plus en faire cas” dit Pierre en partie par conviction, en partie pour rasséréner Jésus.
“Et c'est de cette façon que l'on perd le contrôle et qu'on tombe dans leurs nœuds. Je vous prie de ne vous habituer jamais aux voix du Mal, comme si elles étaient inoffensives.”
“Oh! bien! Mais si c'est pour cela seulement que tu es triste, tu as tort. Tu vois comme le monde t'aime” dit Mathieu.
“Mais est-ce pour cela seulement que tu es si triste? Dis-le-moi, bon Maître. Ou t'a-t-on rapporté des mensonges, insinué des calomnies, des soupçons, que sais-je? sur nous qui t'aimons?” demande prévenant et caressant l'Iscariote, en passant un bras autour de Jésus qui est assis sur le foin à côté de lui.
Jésus tourne son visage dans la direction de Judas. Ses yeux ont un éclat phosphorescent à la clarté tremblante de la lampe posée sur le sol au milieu du cercle des apôtres assis sur le foin, disposé en rond comme pour servir de siège. Jésus regarde très fixement Judas de Kériot et en le regardant lui demande: “Et tu me prends peut-être pour tellement sot que j'accueille les insinuations de n'importe qui, jusqu'à m'en troubler? Ce sont les réalités, Judas, qui me troublent” et son regard ne cesse de s'enfoncer droit comme une sonde dans la pupille brune de Judas.
“Quelles réalités te troublent, alors?” insiste avec aplomb l'Iscariote.
“Celles que je vois au fond des cœurs et que je lis sur les fronts de ceux qui sont détrônés.” Jésus insiste beaucoup sur ce mot.
Tous sont en émoi: “Détrônés? Pourquoi? Que veux-tu dire?”
“Un roi tombe de son trône quand il est indigne d'y rester et on commence par lui enlever la couronne qu'il a sur son front comme sur l'endroit le plus noble de l'homme, l'unique animal qui porte son front élevé vers le ciel, parce qu'il est matériellement un animal, mais un être surnaturel en tant qu'être possédant une âme. Mais il n'est pas besoin d'être roi sur un trône terrestre pour être détrôné. Tout homme est roi par l'âme et son trône est dans le Ciel. Mais quand un homme prostitue son âme et devient une brute, et devient un démon, alors il tombe de son trône. Le monde est rempli de fronts qui ont perdu leur couronne royale et qui ne regardent plus vers le Ciel mais penchent vers l'abîme, alourdis par la parole que Satan a gravée sur eux. Vous voulez la connaître? C'est celle que je lis sur les fronts. Il y est écrit: "Vendu!" Et pour que vous n'ayez pas de doutes sur l'acheteur, je vous dis que c'est Satan, par lui-même ou par ses serviteurs qui sont dans le monde.”
“J'ai compris! Ces pharisiens, par exemple, sont les serviteurs d'un serviteur plus grand qu'eux, qui est lui-même serviteur de Satan” dit Pierre avec conviction. Jésus ne réplique rien.
“Cependant… Sais-tu, Maître, que ces pharisiens, après avoir entendu les paroles que tu as prononcées, s'en sont allés scandalisés? A la sortie, ils le disaient en me bousculant… Tu as été très tranchant” observe Barthélémy.
Et Jésus réplique: “C'est bien vrai. Ce n'est pas ma faute mais la leur si je dois dire certaines choses. Et c'est encore charité de ma part, de les leur dire. Toute plante qui n'est pas plantée par mon Père sera arrachée. Et c'est une plante qui n'a pas été plantée par Lui que l'inutile bruyère des plantes parasites, étouffantes, épineuses, qui étouffent la semence de la Vérité sainte. C'est charité d'extirper les traditions et les préceptes qui étouffent le Décalogue, le défigurent, le rendent inerte et impossible à observer. C'est charité pour les âmes honnêtes de le faire. En ce qui concerne ceux-ci, arrogants, têtus et fermés à toute influence et à tout conseil de l'Amour, laissez-les faire, et que les suivent ceux qui, par leur esprit et leurs tendances, leur ressemblent. Ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. Si un aveugle en guide un autre, ils ne pourront que tomber tous les deux dans la fosse. Laissez-les se nourrir de leurs contaminations auxquelles ils donnent le nom de "pureté". Elles  ne peuvent les contaminer davantage parce qu'elles ne font que s'adapter à la matrice d'où elles proviennent.”
“Ce que tu dis maintenant se rattache à ce que tu as dit dans la maison de Daniel, n'est-ce pas? Que ce n'est pas ce qui entre dans l'homme qui le contamine, mais ce qui sort de lui” demande pensif Simon le Zélote.
“Oui” dit brièvement Jésus.
Pierre, après un moment de silence, parce que le sérieux de Jésus glace les caractères les plus exubérants, demande: “Maître, moi et je ne suis pas le seul, je n'ai pas bien compris la parabole. Explique-la-nous un peu. Comment se fait-il que ce qui entre ne contamine pas et que ce qui sort contamine? Moi, si je prends une amphore propre et que j'y verse de l'eau sale, je la contamine. Par conséquent, ce qui entre dedans la contamine. Mais si d'une amphore remplie d'eau pure je verse sur le sol de l'eau, je ne contamine pas l'amphore parce que de l'amphore, il sort de l'eau pure. Et alors?”
Et Jésus: “Nous ne sommes pas une amphore, Simon. Nous ne sommes pas une amphore, amis. Et tout n'est pas pur dans l'homme! Mais maintenant encore vous êtes sans intelligence? Réfléchissez au cas sur lequel les pharisiens vous accusaient. Vous, disaient-ils, vous vous contaminez parce que vous portez de la nourriture à votre bouche avec des mains poussiéreuses, en sueur, impures en somme. Mais cette nourriture où allait-elle? De la bouche à l'estomac, de celui-ci au ventre, du ventre à l'égout. Mais cela peut-il donc apporter l'impureté à tout le corps, et à ce qui est contenu dans le corps, si cela passe seulement par le canal à cela destiné pour remplir son office de nourrir la chair, uniquement celle-ci et en finissant comme il est juste que cela finisse, à l'égout? Ce n'est pas cela qui contamine l'homme!
Ce qui contamine l'homme, c'est ce qui est le sien, uniquement le sien, engendré et enfanté par son moi. C'est-à-dire ce qu'il a dans le cœur, et qui du cœur monte aux lèvres et à la tête et corrompt la pensée et la parole et contamine l'homme tout entier. C'est du cœur que viennent les pensées mauvaises, les homicides, les adultères, les fornications, les vols, les faux témoignages et les blasphèmes. C'est du cœur que viennent les cupidités, les penchants vicieux, les orgueils, les envies, les colères, les appétits exagérés, l'oisiveté coupable. C'est du cœur que vient l'excitation à toutes les actions. Et si le cœur est mauvais, elles seront mauvaises comme le cœur. Toutes les actions: des idolâtries aux médisances sans sincérité… Toutes ces choses mauvaises qui vont de l'intérieur à l'extérieur contaminent l'homme, mais pas le fait de manger sans se laver les mains. La science de Dieu n'est pas une chose terre à terre, une boue que tout pied peut fouler. Mais c'est une chose sublime qui vit dans les régions des étoiles et de là descend avec des 'rayons de lumière pour se faire clarté aux justes. Ne veuillez pas, vous au moins, l'arracher aux cieux pour l'avilir dans la boue…
Allez vous reposer, maintenant. Moi, je sors pour prier.”
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie. http://www.mariavaltorta.com/

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