"Lisez cette œuvre et faites-la lire"
Jésus (Chapitre 38, Volume 10 ) à propos de
l’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

L'Évangile de la Messe Paul VI
et l’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta.
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Dimanche 30 août 2009, Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,1-8.14-15.21-23.
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. -Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. -Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il appela de nouveau la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. » Car c'est du dedans, du coeur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Correspondance dans "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta : Tome 4, Ch 166, p 516 - CD 4 (2eme CD), piste 207 -
La ville de Naïm est toute en fête. Jésus est son hôte, pour la première fois depuis la résurrection du jeune Daniel. Précédé et suivi par un grand nombre de personnes, Jésus traverse la ville en la bénissant. A ceux de Naïm se sont unies d'autres personnes d'autres lieux, provenant de Capharnaüm où ils étaient allés le chercher et d'où on les avait envoyés à Cana, et de là à Naïm. J'ai l'impression que maintenant qu'il a de nombreux disciples, Jésus a organisé une sorte de réseau d'informations, de sorte que les voyageurs qui le cherchent puissent le trouver malgré ses continuels déplacements, bien que de quelques milles par jour, suivant que le permettent la saison et la brièveté des jours. Et parmi ceux qui sont allés le chercher d'ailleurs, il ne manque pas de pharisiens et de scribes très polis en apparence… Jésus est reçu dans la maison du jeune ressuscité. S'y trouvent aussi rassemblés les notables du pays. La mère de Daniel, voyant les scribes et les pharisiens: sept comme les vices capitaux, les invite humblement en s'excusant de ne pas leur offrir une demeure plus digne. “Il y a le Maître, il y a le Maître, femme. Cela donne de la valeur même à une caverne, mais ta maison est bien mieux qu'une caverne et nous y entrons en disant: "Paix à toi et à ta maison".” En effet la femme, tout en n'étant certainement pas riche, s'est mise en quatre pour honorer Jésus. Certainement sont entrées en lice toutes les richesses de Naïm réunies pour orner la maison et la table. Et les propriétaires respectives observent, de tous les points possibles, la troupe qui passe dans le couloir d'entrée donnant accès à deux pièces dans lesquelles la maîtresse de maison a préparé les tables. Peut-être ont-elles demandé cela seulement pour le prêt de la vaisselle, des nappes et des sièges et pour le travail aux fours: voir de près le Maître et respirer là où il respire. Et maintenant elles se présentent ça et là, rouges, enfarinées, couvertes de cendre ou avec leurs mains dégoulinantes, selon leurs occupations culinaires. Elles regardent, elles prennent leur petite part de regard divin, leur petite part de voix divine, boivent la douce bénédiction et la douce figure de tous leurs yeux et de toutes leurs oreilles, et elles retournent encore plus rouges à leurs fours, leurs huches et leurs éviers: heureuses. Très heureuse aussi celle qui, avec la maîtresse de maison, offre les bassins des ablutions aux hôtes de marque. C'est une jeune fille aux cheveux et aux yeux noirs et au teint couleur de rose. Et elle devient encore plus rose, lorsque la maîtresse de maison avertit Jésus que c'est l'épouse de son fils et que ce sera bientôt les noces. “Nous avons attendu ta venue pour les célébrer, pour que la maison toute entière fût sanctifiée par Toi. Mais maintenant bénis-la. elle aussi pour qu'elle soit une bonne épouse dans cette maison.” Jésus la regarde et comme la jeune épouse s'incline, il lui impose les mains en disant: “Que refleurissent en toi les vertus de Sara, de Rébecca et de Rachel et que de toi naissent de vrais enfants de Dieu, pour sa gloire et pour la joie de cette demeure.” Maintenant Jésus et les notables sont purifiés et ils entrent dans la salle du festin avec le jeune maître de maison, alors que les apôtres et d'autres hommes de Naïm moins influents entrent dans la pièce en face. Et le repas a lieu. Je comprends d'après les conversations qu'avant le commencement de la vision, Jésus avait prêché et opéré des guérisons à Naïm. Mais les pharisiens s'arrêtent peu à cela. Par contre ils accablent de questions les gens de Naïm pour avoir des détails sur la maladie dont était mort Daniel, combien d'heures s'étaient écoulées entre la mort et la résurrection, si on l'avait complètement embaumé, etc., etc. Jésus s'abstrait de toutes ces recherches et il parle avec le ressuscité qui est tout à fait bien et qui mange avec un appétit formidable. Mais un pharisien appelle Jésus pour Lui demander s'il était au courant de la maladie de Daniel. “J'arrivais d'Endor, tout à fait par hasard, ayant voulu faire plaisir à Judas de Kériot comme je l'avais fait pour Jean de Zébédée. Je ne savais même pas que je devrais passer par Naïm quand j'avais commencé le voyage pour le pèlerinage pascal” répond Jésus. “Ah! Tu n'étais pas allé exprès à Endor?” demande un scribe étonné. “Non. Je n'avais pas la moindre intention d'y aller, alors.” “Et pourquoi donc alors y es-tu allé?” “Je l'ai dit: parce que Judas de Simon voulait y aller.” “Et pourquoi ce caprice?” “Pour voir la grotte de la magicienne.” “Peut-être tu lui en avais parlé…” “Jamais! Je n'avais pas de raison.” “Je veux dire… peut-être tu as expliqué avec cet épisode d'autres sortilèges, pour initier tes disciples à …” “A quoi? Pour initier à la sainteté, il n'est pas besoin de pèlerinages. Une cellule ou une lande déserte, un pic sur la montagne ou une maison solitaire suffit pour cela. Il suffit que chez celui qui enseigne il y ait austérité et sainteté, et en celui qui écoute la volonté de se sanctifier. Voilà ce que j'enseigne, et rien d'autre.” “Mais les miracles qu'ils font eux, les disciples, que sont-ils, sinon des prodiges et…” “Et volonté de Dieu. Cela seulement. Et plus ils deviendront saints, et plus ils en feront. Par l'oraison, le sacrifice et l'obéissance à Dieu. Pas autrement.” “En es-tu sûr?” demande un scribe en tenant son menton dans sa main et en regardant Jésus par-dessous. Et son ton est discrètement ironique et même compatissant. “Moi, je leur ai donné ces armes et cette doctrine. Si ensuite, parmi eux, et ils sont si nombreux, il se trouve quelqu'un qui s'abaisse à d'indignes pratiques, par orgueil ou autre chose, ce n'est pas de Moi que sera venu le conseil. Je peux prier pour essayer de racheter le coupable. Je peux m'imposer de dures pénitences expiatoires pour obtenir de Dieu qu'Il l'aide particulièrement par les lumières de sa sagesse à voir l'erreur. Je peux me jeter à ses pieds pour le supplier, de tout mon amour de Frère, de Maître, d'Ami, de quitter la faute. Et je ne penserais pas m'avilir en le faisant, car le prix d'une âme est tel qu'il vaut la peine de subir n'importe quelle humiliation pour obtenir cette âme. Mais je ne peux faire plus que cela. Et si malgré cela, la faute continue, mes yeux et mon cœur de trahi et incompris Maître et Ami répandront pleurs et sang.” Quelle douceur et quelle tristesse dans la voix et dans l'aspect de Jésus! Scribes et pharisiens se regardent entre eux. Tout un jeu de regards, mais ils ne disent rien d'autre sur ce sujet. Au contraire ils demandent au jeune Daniel s'il se souvient ce que c'est que la mort, ce qu'il a éprouvé en revenant à la vie, et ce qu'il a vu dans l'intervalle entre la vie et la mort. “Moi, je sais que j'étais mortellement malade et j'ai souffert l'agonie. Oh! quelle chose redoutable! Ne m'y faites pas penser!… Et pourtant un jour viendra où je devrai la souffrir de nouveau! Oh! Maître!…” Il le regarde terrorisé, pâle à la pensée de devoir mourir de nouveau. Jésus le réconforte doucement en disant: “La mort en elle-même est expiation. Toi, en mourant deux fois, tu seras complètement purifié des taches et tu jouiras tout de suite du Ciel. Que cette pensée pourtant te fasse vivre en saint, pour qu'il n'y ait en toi que des fautes involontaires et vénielles.” Mais les pharisiens reviennent à l'attaque: “Mais qu'as-tu éprouvé en revenant à la vie?” “Rien. Je me suis trouvé vivant et sain comme si je m'étais éveillé d'un long et lourd sommeil.” “Mais tu te rappelais que tu étais mort?” “Je me souvenais que j'avais été très malade, jusqu'à l'agonie. C'est tout.” “Et qu'est-ce que tu te rappelles de l'autre monde?” “Rien. Il n'y a rien. Un trou noir, un espace vide dans ma vie… Rien.” “Alors, pour toi, il n'y a pas de Limbes, pas de Purgatoire, pas d'Enfer?” “Qui dit qu'il n'y en a pas? Bien sûr qu'il y en a. Mais moi, je ne M'en souviens pas.” “Mais es-tu sûr d'avoir été mort?” Tous les gens de Naïm bondissent: “S'il était mort? Et que voulez-vous de plus? Quand nous l'avons mis sur la civière, il commençait déjà à sentir mauvais. Et puis! Avec tous les baumes et toutes les bandelettes un géant même en serait mort.” “Mais toi, tu ne te souviens pas d'être mort?” “Je vous ai dit que non.” Le jeune homme s'impatiente et il ajoute: “Mais qu'est-ce que vous voulez prouver avec ces longs discours? Que tout un pays a fait semblant que j'étais mort, y compris ma mère, y compris mon épouse qui était au lit, mourant de chagrin, y compris moi-même ligoté, embaumé, alors que ce n'était pas vrai? Que dites-vous? Qu'à Naïm tous étaient des enfants ou des idiots qui voulaient plaisanter? Ma mère a blanchi en quelques heures. On a dû soigner mon épouse parce que le chagrin et la joie l'avaient rendue comme folle. Et vous, vous doutez? Et pourquoi aurions-nous fait cela?” “Pourquoi? C'est vrai! Pourquoi l'aurions-nous fait?” disent les gens de Naïm. Jésus ne parle pas. Il joue avec la nappe comme s'il était absent. Les pharisiens ne savent que dire… Mais Jésus ouvre la bouche à l'improviste quand la conversation et la discussion semblent terminées, et il dit: “Voici le pourquoi. Eux (et il montre les pharisiens et les scribes) veulent prouver que ta résurrection n'est qu'un jeu bien combiné pour accroître ma réputation auprès des foules. Moi l'inventeur, vous les complices pour trahir Dieu et le prochain. Non. Je laisse les tromperies aux indignes. Je n'ai pas besoin de sorcelleries ni de stratagèmes, de jeux ou de complicités, pour être ce que je suis. Pourquoi voulez-vous refuser à Dieu le pouvoir de rendre l'âme à une chair? Si Lui la donne quand la chair se forme, et quand Il crée les âmes à chaque fois, ne pourra-t-Il pas la rendre quand l'âme, revenant à la chair à la prière de son Messie, peut être la cause de la venue à la Vérité de foules nombreuses? Pouvez-vous refuser à Dieu le pouvoir du miracle? Pourquoi voulez-vous le Lui refuser?” “Es-tu Dieu?” “Je suis celui qui suis. Mes miracles et ma doctrine disent qui je suis.” “Mais alors pourquoi ne se souvient-il pas, alors que les esprits évoqués savent dire ce qu'est l'au-delà?” “Parce que cette âme dit la vérité, déjà sanctifiée comme elle l'est par la pénitence d'une première mort, alors que ce qui parle sur les lèvres des nécromanciens n'est pas vérité.” “Mais Samuel…” “Mais Samuel vint sur l'ordre de Dieu, non de la magicienne, pour apporter à celui qui était traître à la Loi le verdict du Seigneur dont on ne se moque pas dans ses commandements.” “Et alors pourquoi tes disciples le font-ils?” La voix arrogante d'un pharisien qui, piqué au vif, monte le ton de la discussion, appelle l'attention des apôtres qui sont dans la pièce en face, séparée par un couloir large d'un mètre, sans portes ni lourdes tentures qui isolent. Entendant qu'on les met en cause, ils se lèvent et viennent, sans faire de bruit, dans le couloir où ils écoutent. “En quoi le font-ils? Explique-toi, et si ton accusation est vraie, je les avertirai de ne plus faire de choses contraires à la Loi.” “En quoi, moi, je le sais et avec moi, beaucoup d'autres. Mais Toi qui ressuscites les morts et qui te dis plus qu'un prophète, découvre-la par Toi-même. Nous ne te la dirons certainement pas. Tu as des yeux, du reste, pour voir aussi beaucoup d'autres choses faites quand on ne doit pas les faire ou omises quand on doit les faire, et qui sont commises par tes disciples. Et tu ne t'en soucies pas.” “Voulez-vous m'en indiquer quelqu'une.” “Pourquoi tes disciples transgressent-ils les prescriptions des anciens? Aujourd'hui, nous les avons observés. Aujourd'hui même, pas plus tard qu'il y a une heure! Ils sont entrés dans leur salle pour manger et ne se sont pas purifiés, auparavant, les mains!” Si les pharisiens avaient dit: “et ils ont avant égorgé des habitants” ils n'auraient pas eu un ton d'aussi profonde horreur. “Vous les avez observés, oui. Il y a tant de choses à voir, et qui sont belles et bonnes. Des choses qui font bénir le Seigneur de nous avoir donné la vie pour que nous ayons la possibilité de les voir et parce qu'Il a créé ou permis ces choses. Et pourtant vous ne les regardez pas, et avec vous beaucoup d'autres. Mais vous perdez votre temps et la paix à poursuivre ce qui n'est pas bon. Vous semblez des chacals: ou plutôt des hyènes qui suivent à la trace une puanteur en négligeant les ondes parfumées que le vent apporte des jardins pleins d'arômes. Les hyènes n'aiment pas les lys et les roses, le jasmin et le camphre, les cinnamomes et les œillets. Pour elles ce sont des odeurs désagréables. Mais la puanteur d'un corps en putréfaction au fond d'un ravin, ou dans une ornière, enseveli sous les ronces où l'a enseveli un assassin, ou rejeté par la tempête sur une plage déserte, gonflé, violet, crevé, horrible, oh! quel parfum agréable pour les hyènes! Et elles flairent le vent du soir, qui condense et transporte avec lui toutes les odeurs que le soleil a évaporées après les avoir chauffées, pour sentir cette vague odeur qui les attire et, après les avoir découvertes et en avoir trouvé la direction, les voilà qui partent en courant, le museau à l'air, les dents déjà découvertes dans ce frémissement des mâchoires semblable à un rire hystérique, pour aller là où se trouve la putréfaction. Et que ce soit un cadavre d'homme ou de quadrupède, ou d'une couleuvre tuée par le paysan, ou d'une fouine tuée par la ménagère, serait-ce simplement un rat oh! voilà qui plaît, qui plaît, qui plaît! Et dans cette puanteur repoussante, elles enfoncent leur crocs et se régalent et se pourlèchent les lèvres… Des hommes se sanctifient de jour en jour? Ce n'est pas une chose qui intéresse! Mais si un seul fait du mal, ou plus d'un néglige une chose qui n'est pas un commandement divin mais une pratique humaine - appelez-la même tradition, précepte, comme vous voulez, c'est toujours une chose humaine - voilà alors qu'on se dérange, que l'on note.' On suit même un soupçon… seulement pour se réjouir, en voyant que le soupçon est une réalité. Mais alors répondez, répondez vous qui êtes venus non par amour, non par foi, non par honnêteté, mais dans une intention méchante, répondez: pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu par une de vos traditions? Vous ne viendrez tout de même pas dire qu'une tradition est plus qu'un commandement? Et pourtant Dieu a dit: "Honore ton père et ta mère, et qui maudira son père ou sa mère mérite la mort"! Et vous au contraire vous dites: "Quiconque a dit à son père et à sa mère: 'Corban est ce que tu devrais avoir de moi' celui-là n'est plus obligé de s'en servir pour son père et sa mère". Vous avez donc par votre tradition annulé le commandement de Dieu. Hypocrites! C'est bien de vous qu'Isaïe en prophétisant a dit: "Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de Moi, car ils m'honore vainement en enseignant des doctrines et des commandements humains". Vous, alors que vous transgressez les commandements de Dieu, vous vous en tenez aux traditions des hommes, au lavage des amphores et des calices, des plats et des mains, et d'autres choses semblables. Alors que vous justifiez l'ingratitude et l'avarice d'un fils en lui offrant l'échappatoire de l'offrande du sacrifice pour ne pas donner un pain à celui qui l'a engendré et qui a besoin d'aide et qu'on a l'obligation d'honorer parce qu'il est père, vous vous scandalisez pour quelqu'un qui ne se lave pas les mains. Vous altérez et violez la parole de Dieu pour obéir à des paroles que vous avez faites et que vous avez élevées à la dignité de préceptes. Vous vous proclamez ainsi plus justes que Dieu. Vous vous arrogez le droit de législateurs alors que Dieu seul est le Législateur dans son peuple. Vous…” et il continuerait, mais le groupe ennemi sort sous la grêle des accusations en bousculant les apôtres et ceux qui étaient dans la maison, hôtes ou aides de la maîtresse, et qui s'étaient rassemblés dans le couloir, attirés par l'éclat de la voix de Jésus. Jésus, qui s'était levé, s'assoit en faisant signe à ceux qui sont là d'entrer tous là où il est, et il leur dit: “Écoutez-moi tous et entendez cette vérité. Il n'est rien en dehors de l'homme qui, entrant en lui, puisse le contaminer. Mais ce qui sort de l'homme, c'est cela qui contamine. Entende qui a des oreilles pour entendre et qu'il mette en œuvre son intelligence pour comprendre, et sa volonté pour agir. Et maintenant allons. Vous de Naïm, persévérez dans le bien et que ma paix soit avec vous.” Il se lève, salue en particulier le maître et la maîtresse de maison, et s'éloigne par le couloir. Mais il voit les femmes amies qui, rassemblées dans un coin, le regardent enchantées et il va directement vers elles en disant: “Paix à vous aussi. Que le Ciel vous récompense pour m'avoir reçu avec un amour qui ne m'a pas fait regretter la table maternelle. J'ai ressenti votre amour de mère en toute miette de pain, en toute sauce ou rôti, dans la douceur du miel, dans le vin frais et parfumé. Aimez-moi toujours ainsi, braves femmes de Naïm. Et une autre fois ne vous donnez pas tant de mal pour Moi. Il me suffit d'un pain et d'une poignée d'olives assaisonnée de votre sourire maternel et de votre regard honnête et bon. Soyez heureuses dans vos maisons car la reconnaissance du Persécuté est sur vous et il part consolé par votre amour.” Les femmes, heureuses et pourtant en pleurs, sont toutes à genoux et Lui, une par une, en passant effleure leurs cheveux blancs ou noirs, comme pour les bénir. Et puis il sort et reprend la route… Les premières ombres du soir descendent, cachant la pâleur de Jésus attristé par trop de choses.
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

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