"Lisez cette œuvre et faites-la lire"
Jésus (Chapitre 38, Volume 10 ) à propos de
l’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

L'Évangile de la Messe Paul VI
et l’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta.
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Dimanche 27 janvier 2013, Troisième dimanche du temps ordinaire

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,1-4.4,14-21.
Plusieurs ont entrepris de composer un récit des évènements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus. Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Correspondance dans "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta : Tome 1, Ch 27, p 115 - CD 1, piste 41 -
Voici que m’apparaît la petite maison de Nazareth où se trouve Marie. Marie toute jeune comme lorsque l’Ange de Dieu lui apparut. Rien que de la voir me remplit l’âme du parfum virginal de cette demeure, du parfum angélique qui persiste encore dans la pièce où l’Ange a ondulé ses ailes d’or, du parfum divin qui s’est tout concentré sur Marie pour faire d’elle une Mère et qui à présent se dégage d’elle. C’est le soir, car les ombres commencent à envahir la pièce où était avant, descendue du Ciel, une si grande lumière. Marie, à genoux près de son petit lit prie, les bras en croix sur sa poitrine, le visage tout incliné vers la terre. Elle est encore vêtue comme elle l’était au moment de l’Annonciation. Tout est pareil: le rameau fleuri dans son vase, les meubles dans le même ordre. Seulement la quenouille et le fuseau sont placés dans un coin avec son plumet de filasse pour l’une, et pour l’autre le fil brillant qui y est enroulé. Marie cesse de prier et se lève, le visage tout enflammé. La bouche sourit, mais une larme fait briller son œil d’azur. Elle prend la lampe à huile et l’allume avec la pierre à feu. Elle prend garde que tout soit bien en ordre dans la petite chambre. Elle remet en place la couverture de la couchette qui s’était déplacée. Elle ajoute de l’eau dans le vase du rameau fleuri et le porte au dehors à la fraîcheur de la nuit. Puis elle rentre. Elle prend la broderie placée sur le meuble à étagère, et la lampe allumée. Elle sort en fermant la porte. Elle fait quelque pas dans le jardinet le long de la maison et puis elle entre dans la petite pièce où j’ai vu l’adieu de Jésus et Marie. Je la reconnais, bien qu’il manque quelque objet qui s’y trouvait alors. Marie disparaît, emportant la lumière dans une autre petite pièce voisine, et je reste là, avec la seule compagnie de son travail posé sur le coin de la table. J’entends le pas léger de Marie qui va et vient, je l’entends remuer de l’eau comme pour laver un objet, puis faire du menu bois. Je me rends compte que c’est du bois par le bruit qu’il fait. Je m’aperçois qu’elle allume le feu. Puis elle revient. Elle sort dans le jardinet et elle rentre avec des pommes et des légumes. Elle met les pommes sur la table, sur un plateau de métal gravé au burin: il me semble de cuivre buriné. Elle retourne à la cuisine (cette pièce était bien la cuisine). Maintenant la flamme du foyer se projette joyeusement par la porte ouverte et fait danser des ombres sur les murs. Il se passe quelque temps et Marie revient avec un petit pain bis et une tasse de lait chaud. Elle s’assied et trempe des tranches de pain dans le lait. Elle les mange lentement. Puis, laissant la tasse à moitié, elle entre de nouveau dans la cuisine et revient avec des légumes sur lesquels elle verse de l’huile et les mange avec le pain. Elle se désaltère avec le lait, puis elle prend une pomme et la mange. Un repas de fillette. Marie mange et réfléchit et sourit à une pensée intérieure. Elle se lève et tourne les yeux vers les murs à qui elle semble communiquer un secret. De temps en temps elle devient sérieuse, presque triste, mais après, le sourire revient, On entend frapper à la porte. Marie se lève et ouvre. Joseph entre. Ils se saluent. Puis Joseph s’assied sur un tabouret en face de Marie, de l’autre côté de la table. Joseph est un bel homme, dans toute la force de l’âge. Il aurait trente cinq ans, au plus. Ses cheveux châtain sombre et sa barbe de même couleur encadrent un visage régulier avec deux yeux doux, châtains presque noirs. Le front est large et lisse, le nez, petit, légèrement arqué, les joues rondes d’un brun pas olivâtre avec des pommettes rosées. Il n’est pas très grand, mais robuste et bien fait. Avant de s’asseoir, il a enlevé son manteau, (c’est le premier que je vois de ce genre) il est de forme ronde, fermé à la gorge par un crochet ou quelque chose du même genre, avec un capuchon. Il est de couleur marron clair et d’une étoffe imperméable en laine grège. Il ressemble à un manteau de montagnard adapté pour abriter des intempéries. Avant de s’asseoir il offre à Marie deux œufs et une grappe de raisin, un peu avancé mais bien conservé. Et il sourit en disant: “On me l’a apporté de Cana. Les œufs c’est le centurion qui me les a donnés pour une réparation que j’ai faite à son char. Il avait eu une roue abîmée et leur travailleur est malade. Ils sont frais. Il les a pris dans son poulailler. Bois-les. Ils te feront du bien.” “Demain, Joseph, maintenant j’ai mangé.” “Mais le raisin, tu peux le prendre, il est bon, doux comme du miel. Je l’ai porté avec précaution pour ne pas l’abîmer. Mange-le. Il y en a d’autre. Je t’en apporterai demain un petit panier. Ce soir je n’ai pas pu parce que je viens directement de la maison du centurion.” “Oh! alors, tu n’as pas encore soupé.” “Non, mais n’importe.” Marie se lève tout de suite et va à la cuisine. Elle revient avec encore du lait, des olives et du fromage. “Je n’ai pas autre chose” dit-elle. “Prends un œuf.” Joseph ne veut pas. Les œufs sont pour Marie. Il mange avec appétit son pain avec le fromage et boit le lait encore tiède. Puis il accepte une pomme et le repas est terminé. Marie prend sa broderie après avoir débarrassé la table de la vaisselle. Joseph l’aide et reste lui aussi dans la cuisine quand elle en revient. Je l’entends bouger pendant qu’il remet tout en place et attise le feu car la soirée est fraîche. Quand il revient, Marie le remercie. Ils parlent entre eux. Joseph raconte comment il a passé la journée. Il parle de ses neveux. Il s’intéresse au travail de Marie et à ses fleurs. Il promet d’apporter de très belles fleurs que le centurion lui a promises. “Ce sont des fleurs que nous n’avons pas. Il les a apportées de Rome. Il m’en a promis des plants. Maintenant que la lune est favorable, je vais te les planter. Elles ont une belle couleur et une odeur très agréable. Je les ai vues l’été dernier car elles fleurissent en été. Elles te parfumeront toute la maison. Je vais pouvoir les planter et les greffer. La lune est favorable. C’est le moment.” Marie sourit et remercie. Un silence. Joseph regarde la tête blonde de Marie, penchée sur la broderie. Un regard d’amour angélique. Certes, si un ange regardait une femme d’un amour d’époux, c’est ainsi qu’il la regarderait. Marie, comme si elle prenait une décision pose sur son sein la broderie et dit: “Joseph, j’ai aussi quelque chose à te dire. Je n’ai jamais rien à dire car tu sais comme je vis dans la retraite. Mais aujourd’hui, j’ai une nouvelle. J’ai appris que notre parente Elisabeth, femme de Zacharie, attend un enfant…” Joseph écarquille les yeux et dit: “A cet âge?” “A cet âge” répond Marie en souriant. “Le Seigneur peut tout et Il a voulu donner cette joie à notre parente.” “Comment le sais-tu? La nouvelle est-elle sûre?” “Il est venu un messager, quelqu’un qui ne saurait mentir. Je voudrais aller chez Elisabeth pour lui rendre service et lui dire que je me réjouis avec elle. Si tu le permets…” “Marie, tu es mon épouse, et moi je suis ton serviteur. Tout ce que tu fais est bien fait. Quand veux-tu partir?” “Le plus tôt possible, mais je resterai là-bas des mois entiers.” “Et moi, je compterai les jours en t’attendant. Pars tranquille, je penserai à ta maison et au jardinet. Tu trouveras tes fleurs belles comme si tu les avais soignées. Seulement… attends. Je dois aller avant la Pâque à Jérusalem pour acheter quelques objets utiles à mon travail. Si tu attends quelques jours, je t’accompagnerai jusque là. Pas plus loin parce que je dois revenir promptement. Mais jusque là nous pouvons aller ensemble. Je suis plus tranquille si je ne te sais pas seule sur les chemins. Au retour, tu me le feras savoir, je viendrai à ta rencontre.” “Tu es si bon, Joseph. Que le Seigneur te récompense par ses bénédictions et tienne loin de toi la douleur. Je le prie toujours pour cela.” Les deux chastes époux se sourient angéliquement. Le silence se rétablit quelque temps, puis Joseph se lève, il remet son manteau, relève le capuchon sur la tête. Il salue Marie qui, elle aussi, s’est levée, et sort. Marie le regarde sortir. Elle pousse un soupir comme si elle était peinée. Elle lève les yeux au ciel et prie certainement. Elle ferme la porte, plie son ouvrage, va à la cuisine. Elle éteint le feu ou le couvre. Elle regarde si tout est bien en ordre. Elle prend la lampe et sort en fermant la porte. Elle protège de la main la flamme qui tremble au vent froid de la nuit. Elle entre dans sa chambre et prie encore. La vision se termine ainsi.

Marie dit: “Fille bien chérie, quand cessa l’extase qui m’avait comblée d’une inexprimable joie, mes sens se rouvrirent aux choses de la terre. La première pensée qui, acérée comme les épines d’une rose, perça mon cœur enseveli dans les roses du Divin Amour devenu mon Époux depuis quelques instants, ce fut la pensée de Joseph. Je lui avais désormais donné mon amour à mon saint et attentif gardien. Depuis le moment où la volonté de Dieu, à travers la parole de son Prêtre, m’avait voulue l’épouse de Joseph, j’avais pu le connaître et apprécier la sainteté de ce Juste. Unie à lui, j’avais senti disparaître ma solitude d’orpheline et je n’avais plus pleuré l’asile du Temple que j’avais perdu. Il avait pour moi la douceur de mon père disparu. Auprès de lui, je me sentais en sécurité comme près du Prêtre. Toute hésitation était tombée et non seulement tombée, mais oubliée tellement elle s’était éloignée de mon cœur de vierge. J’avais compris qu’aucune hésitation, aucune crainte ne se justifiait à l’égard de Joseph. Plus tranquille qu’un enfant dans les bras de sa maman était ma virginité confiée à Joseph. Maintenant comment lui dire que j’allais être Mère? Je cherchais les mots pour le lui annoncer. Difficile recherche. Je ne voulais pas me flatter du don de Dieu et ne pouvais en aucune façon justifier ma maternité sans dire: "Le Seigneur m’a aimée entre toutes les femmes, et de moi, sa servante, Il a fait son Épouse". Le tromper en lui cachant mon état, je ne le voulais pas non plus. Mais, pendant que je priais, l’Esprit Saint dont j’étais remplie m’avait dit: "Tais-toi. Laisse-moi le soin de te justifier près de ton époux". Quand? Comment? Je ne l’avais pas demandé. Je m’étais toujours fiée à Dieu, comme une fleur se fie à l’eau qui la porte. Jamais l’Éternel ne m’avait laissée sans son aide. Sa main m’avait soutenue, protégée, guidée jusqu’ici. Il le ferait encore maintenant. Ma fille, comme elle est belle et réconfortante, la foi en notre Éternel, Bon Dieu! Il nous recueille entre ses bras comme un berceau, nous porte comme une barque au lumineux port du Bien, nous réchauffe le cœur, nous console, nous nourrit. Il nous donne le repos et la joie, Il nous donne la lumière et nous guide. La confiance en Dieu c’est tout et Dieu donne tout à qui a confiance en Lui: Il se donne Lui-même. Ce soir-là, je portai ma confiance de créature à la perfection. Maintenant, je pouvais le faire puisque Dieu était en moi. J’avais d’abord eu la confiance de la pauvre créature que j’étais. toujours un rien, même si j’avais été la Tant Aimée que je dusse être la Sans Tache. Mais maintenant j’avais une confiance divine parce que Dieu était à moi: mon Époux, mon Fils! Oh! joie! Être Une avec Dieu. Non pas pour ma gloire, mais pour l’aimer dans une union totale, mais pour pouvoir Lui dire: "Toi, Toi seul qui es en moi, agis avec ta divine perfection en tout ce que je fais". Si Lui ne m’avait pas dit: "Tais-toi!" j’aurais peut-être osé, le visage contre terre dire à Joseph: "L’Esprit est entré en moi et j’ai en moi le Germe de Dieu"; et lui m’aurait cru, parce qu’il m’estimait et, parce que, comme tous ceux qui ne mentent jamais, il ne pouvait croire que les autres mentent. Oui, pour lui épargner la douleur à venir, j’aurais surmonté ma répugnance à m’attribuer une telle louange. Mais j’ai obéi au divin commandement et, pendant des mois, à partir de ce moment, j’ai senti la première blessure qui me faisait saigner le cœur. La première douleur de ma destinée de Corédemptrice. Je l’ai offerte et supportée pour vous donner à vous une règle de conduite dans des moments analogues de souffrance, lorsque vous devez taire à l’occasion d’un évènement qui vous met sous un jour défavorable auprès de quelqu’un qui vous aime. Remettez à Dieu la garde de votre réputation et des affections qui vous tiennent à cœur. Méritez par une vie sainte la protection de Dieu, et puis allez tranquilles. Même si tout le monde était contre vous, Il vous défendra auprès de ceux qui vous aiment et fera ressortir la vérité. Repose, maintenant, ma fille et sois toujours davantage ma fille.”
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

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