"Lisez cette œuvre et faites-la lire"
Jésus (Chapitre 38, Volume 10 ) à propos de
l’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

L'Évangile de la Messe Paul VI
et l’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta.
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Dimanche 18 décembre 2016, Quatrième Dimanche de l'Avent

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24. 
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète: Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris 
Correspondance dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta : Tome 1, Ch 42, p 155 - CD 1, piste 63 - 
Après cinquante trois jours, la Maman recommence à se manifester avec cette vision qu’Elle me dit de noter dans ce livre. La joie renaît en moi, parce que voir Marie, c’est posséder la joie. Je vois donc le petit jardin de Nazareth. Marie file à l’ombre d’un pommier à la frondaison touffue et surchargé de fruits qui commencent à rougir. On dirait des joues d’enfants arrondies et rosées. Mais Marie n’a pas ces belles couleurs. Le teint que ses joues avaient à Hébron a disparu. Le visage est pâle comme de l’ivoire. Seules les lèvres y dessinent une courbe de pâle corail. Sous les paupières abaissées, deux ombres obscures, et le bord des yeux est gonflé comme après des pleurs. Je ne vois pas les yeux, parce qu’elle a la tète plutôt inclinée, attentive à son travail, et plus encore à des pensées attristantes car je l’entends soupirer comme quelqu’un qui souffre douloureusement dans son cœur. Elle est toute habillée de blanc, de vêtements de lin blancs parce qu’il fait très chaud, bien que la fraîcheur encore intacte des fleurs me dise que c’est le matin. Elle a la tête découverte et le soleil qui joue avec le feuillage du pommier, remué par un vent très léger, et qui filtre en faisant des raies de lumière sur la terre brune des parterres, dessine des ronds lumineux sur sa tête blonde et sur les cheveux qui ont des reflets d’or pur. De la maison ne vient aucun bruit, ni non plus du voisinage. On entend le murmure d’un filet d’eau qui coule dans une vasque au fond du jardin. Marie sursaute en entendant un coup frappé résolument à la porte extérieure de la maison. Elle pose sa quenouille et son fuseau et se lève pour aller ouvrir. Bien que son habit soit souple et ample, elle n’arrive pas à cacher complètement la rondeur du bassin. Elle se trouve en face de Joseph. Elle pâlit jusqu’aux lèvres. En ce moment son visage semble une hostie tant il est exsangue. Marie regarde d’un œil qui interroge avec tristesse. Le regard de Joseph paraît suppliant. Ils gardent le silence, en se regardant. Puis Marie ouvre la bouche: “A cette heure, Joseph? As-tu besoin de quelque chose? Que veux-tu me dire? Viens.” Joseph entre et ferme la porte. Il ne parle pas encore. “Parle Joseph, qu’est-ce que tu veux?” “Ton pardon.” Joseph s’incline comme s’il voulait s’agenouiller. Mais Marie, toujours si réservée pour le toucher, le prend résolument par les épaules et l’en empêche. La couleur va et vient sur le visage de Marie, tantôt rouge, tantôt pâle comme il était avant. “Mon pardon? Je n’ai rien à te pardonner, Joseph. Je n’ai qu’à te remercier encore de tout ce que tu as fait ici en mon absence et pour l’amour que tu me portes.” Joseph la regarde et je vois deux grosses larmes qui se forment dans la cavité de son œil profond. Elles restent comme sur le bord d’un vase et puis roulent sur les joues et sur la barbe. “Pardon, Marie. J’ai manqué de confiance. Maintenant, je sais. Je suis indigne d’avoir un tel trésor. J’ai manqué de charité. Je t’ai accusée en mon cœur. Je t’ai accusée sans justice puisque je ne t’avais pas demandé de me dire la vérité. J’ai failli envers la Loi de Dieu en ne t’aimant pas comme je me serais aimé…” “Oh! non! Tu n’as pas manqué!” “Oui, Marie. Si j’avais été accusé d’un pareil crime, je me serais défendu. Toi… Je ne t’ai pas permis de te défendre, puisque j’allais prendre une décision sans t’interroger. Je t’ai manqué en t’offensant par un soupçon. Rien qu’un soupçon, c’est une offense, Marie. Qui soupçonne méconnaît. Je ne t’ai pas connue comme je le devais. Mais pour la douleur que j’ai soufferte… trois journées de supplice, pardonne-moi, Marie.” “Je n’ai rien à te pardonner. Mais plutôt je te demande pardon de la douleur que je t’ai causée.” “Oh! oui, quelle douleur ç’a été! Quelle douleur! Regarde. Ce matin, on m’a dit que j’avais des cheveux blancs sur les tempes et des rides sur le visage. Plus de dix ans de vie se sont écoulés en ces jours. Mais pourquoi, Marie, as-tu été humble au point de me cacher à moi, ton époux, ta gloire, et permettre que je te soupçonne?” Joseph n’est pas à genoux, mais il est tellement courbé que c’est tout comme, et Marie pose sur sa tête sa petite main en souriant. Il semble qu’elle l’absolve. Elle dit: “Si mon humilité n’avait pas été parfaite, je n’aurais pas mérité de concevoir Celui qu’on attendait. Celui qui vient annuler la faute d’orgueil qui a ruiné l’homme. Et puis j’ai obéi… Dieu m’a demandé cette obéissance. Elle m’a coûté tellement… pour toi, pour la douleur que tu en éprouverais. Mais je n’avais qu’à obéir. Je suis la servante de Dieu et les serviteurs ne discutent pas les ordres qu’ils reçoivent. Ils les exécutent, Joseph, même s’ils leur font pleurer du sang.” Marie pleure doucement en disant cela. Si doucement que Joseph tout courbé ne s’en aperçoit que quand une larme tombe à terre. Alors il redresse la tête et - c’est la première fois que je le vois faire cela - il serre les petites mains de Marie dans ses mains fortes et hâlées et baise l’extrémité de ces doigts délicats qui sortent comme des boutons de pêcher de l’étreinte des mains de Joseph. “Maintenant il faut pourvoir, parce que…” Joseph n’ajoute rien, mais regarde le corps de Marie, qui s’assied tout de suite, pour ne pas rester ainsi exposée au regard qui se pose sur elle. “Il faudra faire vite. Je viendrai ici… Nous accomplirons le mariage… La semaine prochaine, ça va…?” “Tout ce que tu fais est bien Joseph. Tu es le chef de la maison moi, je suis ta servante.” “Non, c’est moi qui suis ton serviteur. Je suis le bienheureux serviteur de mon Seigneur qui grandit en ton sein. Toi, tu es la bénie entre toutes les femmes d’Israël. Ce soir, je préviendrai les parents. Et après… quand je serai ici, nous travaillerons pour préparer tout à sa venue… Oh! comment pourrai-je recevoir dans ma maison mon Dieu? Dans mes bras Dieu? J’en mourrai de joie!… Je ne pourrai jamais oser le toucher!…” “Tu le pourras, comme moi je le pourrai, avec la grâce de Dieu.” “Mais toi, c’est toi. Moi, je suis un pauvre homme, le plus pauvre des fils de Dieu!…” “Jésus vient pour nous qui sommes pauvres, pour nous faire riches en Dieu. Il vient vers nous deux, parce que nous sommes les plus pauvres et que nous le reconnaissons. Réjouis-toi, Joseph. La race de David a le Roi qu’elle attendait et notre maison devient plus fastueuse que le palais royal de Salomon, car ici il y aura le Ciel et nous partagerons avec Dieu le secret de paix que plus tard les hommes apprendront. Il grandira parmi nous et nos bras seront un berceau pour le Rédempteur qui grandit, et nos fatigues Lui procureront le pain… Oh! Joseph! Nous entendrons la voix de Dieu nous appeler "père et Mère!" Oh!…” Marie pleure de joie. Des larmes si heureuses! Et Joseph, agenouillé maintenant à ses pieds, pleure, la tête cachée dans l’ample vêtement de Marie qui descend en faisant des plis sur le pauvre carrelage de la petite pièce. La vision se termine là.


Marie dit: “Que personne n’interprète d’une manière inexacte ma pâleur. Elle ne provenait pas d’une crainte humaine. Humainement j’aurais dû m’attendre à la lapidation. Mais ce n’était pas le motif de ma crainte. Je souffrais de la douleur de Joseph. Même la pensée qu’il m’aurait accusée ne me troublait pas en elle-même. Seulement il me déplaisait qu’en s’arrêtant à la pensée de m’accuser il manquât à la charité. Quand je le vis, mon sang ne fit qu’un bond à cause de cela. C’était le moment où un juste aurait pu offenser la Justice en manquant à la charité. Et qu’un juste y manquât, lui qui n’y manquait jamais, cela m’aurait causé la plus extrême douleur. Si je n’avais pas porté l’humilité à son extrême limite comme je l’ai dit à Joseph, je n’aurais pas mérité de porter en moi Celui qui, pour effacer l’orgueil de la race humaine s’anéantissait, Lui, qui était Dieu, jusqu’à devenir un homme. Je t’ai fait voir cette scène qu’aucun évangile ne rapporte parce que je voulais attirer l’attention des hommes trop étrangère aux conditions essentielles pour plaire à Dieu et recevoir dans le cœur sa continuelle venue. Foi. Joseph a cru aveuglément à la parole du messager céleste. Il ne demandait qu’à croire parce qu’il était sincèrement convaincu que Dieu est bon et qu’à lui, qui avait espéré dans le Seigneur, le Seigneur n’aurait pas réservé la douleur d’être trahi, trompé, bafoué par son prochain. Il ne demandait qu’à croire en moi, parce que, honnête comme il l’était, il ne pouvait penser qu’avec douleur que les autres ne le fussent pas. Il vivait la Loi, et la Loi dit: "Aime ton prochain comme toi-même". Nous nous aimons tellement que nous nous croyons parfaits même quand nous ne le sommes pas. Pourquoi alors cesser d’aimer le prochain à la pensée qu’il est imparfait? Charité absolue. La charité qui sait pardonner, qui veut pardonner. Pardonner d’avance, en excusant dans son cœur les défauts du prochain. Pardonner tout de suite en accordant toutes les circonstances atténuantes au coupable. Humilité absolue comme la charité. Savoir reconnaître qu’on a manqué, même par une simple pensée, et ne pas avoir l’orgueil, plus nuisible encore que la faute qui précède, de se refuser à dire: "Je me suis trompé". Dieu excepté, tout le monde se trompe. Quel est celui ou celle qui peut dire: "Je ne me trompe jamais"? Et l’humilité encore plus difficile: celle qui sait tenir cachées les merveilles de Dieu en nous, quand il n’est pas nécessaire de les faire connaître pour Lui en donner la louange, pour ne pas déprécier le prochain qui n’a pas reçu ces dons particuliers de Dieu. S’il le veut, oh! s’il le veut, Dieu se révèle Lui-même en son serviteur! Elisabeth me "vit" telle que j’étais, mon époux me reconnut pour ce que j’étais, quand ce fut l’heure pour lui de le savoir. Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs. Il en est amoureusement pressé, car toute créature qu’Il élève à une mission particulière, est une gloire nouvelle qui s’ajoute à la sienne infinie, parce que c’est le témoignage de ce qu’est l’homme tel que Dieu le voulait: une perfection mineure qui reflète son Auteur. Restez dans l’ombre et dans le silence, ô privilégiés de la Grâce, pour pouvoir entendre les uniques paroles qui sont "vie", pour pouvoir mériter d’avoir au-dessus de vous et en vous le Soleil qui éternellement resplendit. Oh! Lumière plus que bienheureuse, qui es Dieu, qui es la joie de tes serviteurs, resplendis sur ces serviteurs qui t’appartiennent, qu’ils en exultent en leur humilité en te louant, Toi seul qui disperses les orgueilleux, mais qui élèves les humbles qui t’aiment, jusqu’aux splendeurs de ton Royaume.”  
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

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